Présentation :
Tout commence à Massy, à 4 ans, sur les prises d'un mur d'escalade. Ce que personne ne voit au premier regard : je suis né avec des malformations congénitales aux deux pouces et à l'avant-bras — une dizaine d'opérations au compteur.
Concrètement, voilà ce que ça donne au quotidien. Main gauche : il me manque un muscle dans le pouce, bloqué en flexion permanente. Main droite, ça se complique davantage : pas d'extension de poignet — adieu les prises en paume et les pompes, pour moi ce ne sera que des tractions. Pas d'amplitude en pronation, très limité en supination, en flexion des articulations métacarpo-phalangiennes et en inclinaisons du poignet. Et surtout : aucun muscle dans le pouce droit à la naissance, ce qui signifie quasiment aucune force de préhension côté droit. Des opérations ont permis de transférer le muscle Abducteur du petit doigt dans mon pouce afin de me permettre de le bouger !
Pour m'adapter, j'ai développé une excellente mobilité des membres inférieurs et une très grande force dans les pectoraux, qui me permettent de serrer les prises là où mes pouces ne peuvent pas.
L'escalade est devenue ma rééducation principale — et mon terrain de dépassement de soi. À 5 ans, première compétition en catégorie Lézardeau. Je finis 2e... sur 2 participants. Vingt ans plus tard : plus d'une centaine de compétitions, de nombreux podiums, plus de 10 championnats de France jeunes et séniors, des finales en difficulté et en coupe de France. Lycée en section escalade à Massy, puis spécialité escalade en STAPS à Orsay. Le bloc, en revanche, restera mon angle mort — impossible de poser des paumes, éliminé d'office sur les blocs tout en pinces. J'ai appris à vivre avec.
Pendant tout ce temps, la para-escalade ? Niet. Je grimpais face aux valides, par exigence personnelle. C'est au fil de mes études de kinésithérapie que je prends conscience de l'étendue réelle de mes déficits — et que je réalise que je suis probablement éligible. Beaucoup d'amis grimpeurs me le disaient depuis des années. J'ai mis le temps à les écouter.
Le 11 janvier 2026, au Salon de l'Escalade, je rencontre le staff de l'équipe de France para. Feu vert immédiat.
Le 14 mars 2026 à Quimper, je reprends la moulinette pour la première fois depuis 15 ans. 3 voies. 3 tops. Champion de France, catégorie RP3.
J'ai remporté l'or dès ma première participation en coupe du monde à Innsbruck le 16 juin 2026, moment qui restera gravé pour toujours dans ma vie !
La suite, elle s'écrit maintenant.
Mantra : « Je grimpe, peu importe les obstacles. Force, biceps et honneur. »
Résultats :
Premier 7c+ bloc — "Iceberg traversée", Fontainebleau 2023
Finaliste en Championnat de France et Coupe de France valide (difficulté)
-Premier 8b enchaîné — *Le Spectre de l'Ottokar*, Gorges du Tarn, 28 février 2025
🥇 Champion de France Para-escalade RP3 — Quimper 2026
🥇 Victoire à la World Para Series Innsbruck 2026 -- Juin 2026
🥇 Victoire à la World Para Series Laval 2026 -- Aout 2026
Objectif phare :
À court terme : remporter le circuit de Coupe du Monde 2026-2027 en RP3, décrocher le titre de Champion d'Europe à Genève et de Champion du Monde à Brno.
À long terme : Champion Paralympique RP3 à Brisbane — si la catégorie intègre les Jeux, comme je l'espère.
Catégorie : RP3 – Limitation de force et de mobilité
Para grimpeur depuis : mars 2026

Besoins & ambitions :
Pour concrétiser ces objectifs, je sollicite votre soutien afin de financer mes entraînements et compétitions : équipements, inscriptions aux championnats nationaux et internationaux, déplacements, frais de vie et stages avec l'équipe de France.
Pourquoi Para Cordée ?
Le para-escalade représente pour moi un vecteur majeur d'inclusivité — dans l'escalade, et dans le sport en général. Être aujourd'hui l'un de ses acteurs à l'international, c'est une fierté immense. Para Cordée incarne exactement ça : l'union de tous les handicaps, de tous les grimpeurs, vers un seul et même but — l'ascension. Je soutiens pleinement leur mission.
