Présentation :
J'ai grandi dans un monde où chaque geste devait s’apprendre autrement étant donné ma vue très limitée. Né avec une cataracte congénitale, je passe mon enfance entre opérations, suivis médicaux et apprentissage de l’autonomie.
À l’école, pourtant, rien n’était aménagé pour moi. Pas de PAI, pas d’adaptation. Juste une réalité brute : avancer comme les autres, mais sans les mêmes outils. Alors c’est ma mère qui devient mon premier système d’inclusion. C’est elle qui photocopie, agrandit, réécrit, explique, compense. Elle qui veille, qui invente, qui pallie. Elle qui refuse que je décroche, même quand tout autour de moi semble dire que je n’ai pas ma place.
Malgré ses efforts, le sentiment d’exclusion s’installe. Dans la cour, je suis “le miro”. Les insultes, les moqueries, les rires étouffés derrière mon dos deviennent la bande‑son de mon enfance. Et comme si cela ne suffisait pas, on m’écarte aussi des sports : foot, badminton, javelot, etc. Toujours des disciplines pensées pour des voyants. On me propose, poliment, de rester sur le banc renforçant le sentiment d'exclusion.
La seule respiration arrive au lycée : on m’autorise à choisir l’escalade pour mon épreuve du bac. Un espace où, pour la première fois, ma vision limitée n’est plus un handicap mais un paramètre. Un terrain où je peux sentir, écouter, toucher, anticiper. Un endroit où je ne suis plus “à côté” mais pleinement dedans.
Alors longtemps j’ai pensé, moi, "le miro de la cour de récré" que le sport n’était pas pour moi. Trop risqué. Trop dépendant. Trop compliqué.
Jusqu’au jour où, à 30 ans, je décide de dire oui à un rêve que je croyais impossible : sauter en parachute.
Ce saut ne m’offre pas seulement une chute libre. Il m’offre une véritable libération.
Ce jour‑là, je réalise que je m’étais surtout mis mes propres limites.
Tout s’ouvre alors à moi : le vélo, le trail, l’aviron, la musculation, la randonnée et a nouveau l’escalade.
Un sport où ma déficience visuelle devient paradoxalement une force : moins de vision, plus de sensations. Moins d’images, plus d’écoute.
Grimper, pour moi comme tout déficient visuel, n’est jamais un acte solitaire.
Dans ma discipline, un guide au sol devient mes yeux, ma boussole, mon partenaire de confiance.
Cette relation, ce binôme, cette reliance humaine, c’est ce qui me porte autant que la performance.
À 40 ans, je suis détecté par l’Équipe de France de para‑escalade et rejoint le Groupe À Potentiel, celui des athlètes dont la trajectoire peut les mener jusqu’aux podiums internationaux.
Aujourd’hui, je grimpe pour me dépasser prise après prise et surtout pour montrer.
Montrer que l’inclusion n’est pas un concept, mais une voie.
Montrer que le handicap n’est pas un frein, mais une autre manière de se hisser.
Montrer que l’on peut transformer une limite en force et une contrainte en ascension collective.
Mantra : « L’inclusion est une voie et chacun.e peut transformer sa propre montagne en sommet. »
Parcours sportif :
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15 courses (10km/21km/Trail) classés dans les 10 premiers
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Reportage sur ma pratique du Trail avec VOLVIC & DEMOTIVATEUR
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3 Triathlon relais S en Vélo classé 3ème
Résultats :
Double Vice‑Champion de France Para‑Escalade 2025 et 2026
2ᵉ place à l’Open national de Boën-sur-Lignon en 2025
Sélectionné dans le Groupe À Potentiel de l’Équipe de France en 2025 et 2026
Objectif phare :
Intégrer officiellement l’Équipe de France et participer à des compétitions internationales
Catégorie : B3 – Déficience visuelle
Para grimpeur depuis : Janvier 2025

Besoins & ambitions :
Afin de poursuivre ma progression vers le haut niveau, je dois augmenter mon volume d’entraînement et pouvoir financer mon matériel d’escalade (les chaussons sont à renouveler plusieurs fois), mes inscriptions aux diverses compétitions ainsi que les déplacements, tant pour les stages de l’équipe de France que pour les championnats.
Votre soutien m’est indispensable afin de poursuivre ce rêve que je m’accorde enfin à vivre. Ce rêve qui prouve au Clément que j’étais enfant, comme à tous les jeunes en situation de handicap et à vous toutes et tous, que l’inclusion est une voie et que chacun.e peut transformer sa propre montagne en sommet.
