Présentation :
Malvoyante de naissance, à cause d’une maladie génétique, j’ai grandi avec cette réalité, mais jamais avec l’idée qu’elle devait définir mes limites.
J’ai découvert l’escalade à trois ans, presque par jeu, en suivant mon père et les enfants de ses amis. J’ai essayé, j’ai adoré puis j’ai exploré d’autres horizons : danse, karaté, musique. Pourtant, rien ne me faisait vibrer autant que la verticalité. Alors vers dix ans, je suis revenue à l’escalade. Et depuis, je n’ai plus jamais lâché les prises.
À 17 ans, je me lance dans la compétition. Le 30 mars 2019, je deviens officiellement para-grimpeuse. Et en 2022, je rejoins l’équipe de France de para-escalade. Une étape immense, presque irréelle, mais surtout le début d’un engagement total.
En parallèle, je poursuis mes études de kinésithérapie, parce que mes parents me l’ont toujours dit : l’escalade est une passion, mais ce n’est pas elle qui me fera vivre. Ils avaient raison. Aujourd’hui, je suis kiné depuis juillet 2025. J’exerce ce métier avec autant de cœur que je mets dans ma pratique sportive.
Ma vie est un équilibre exigeant entre mes patients, mes entraînements, mes compétitions et mes rêves. Et parmi ces rêves, il y en a un qui brille plus fort que tous les autres : participer aux Jeux Paralympiques de Los Angeles 2028 et y décrocher une médaille. Pour moi, ce serait l’accomplissement ultime.
Mon parcours est aussi une histoire de duo. Depuis six ans, Aristote est mon guide. Sa voix est mon fil d’Ariane sur les murs. Ensemble, nous avons construit un langage, des codes, une précision millimétrée. Sans lui, je ne pourrais pas grimper comme je le fais. Son rôle est aussi essentiel que le mien, même si son nom n’apparaît jamais sur les podiums.
Je grimpe parce que j’en ai besoin. Parce que la sensation d’aller plus haut, de repousser mes limites, de transformer ma vision réduite en force intérieure, est devenue une part de moi. Je grimpe aussi pour montrer que l’escalade est un sport qui s’adapte, qui accueille, qui ouvre des portes. Peu importe ton corps, ta taille, ta force, ton handicap : il existe toujours
Je veux mettre ce projet au centre de ma vie, parce qu’il représente tout ce que je suis devenue : une athlète, une professionnelle de santé, une femme qui refuse de laisser son handicap définir son horizon.
Je grimpe pour moi, pour mon équipe, pour mon guide, pour toutes celles et ceux qui pensent qu’ils ne peuvent pas.
Et surtout, je grimpe pour aller plus haut. Toujours.
Mantra : « Aller plus haut, toujours. »
Parcours sportif :
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Début de l'escalade dès l’âge de trois ans.
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Début des compétitions à 17 ans.
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Para-grimpeuse depuis mars 2019.
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Intégration de l'équipe de France de para escalade depuis 2022, marquant un tournant majeur dans ma carrière.
Résultats :
Double championne de France : 2021 et 2022
Trois fois vice-championne de France : de 2023 à 2025
Médaille de bronze – Coupe du monde Villars 2022
4ᵉ place – Championnat du monde Séoul 2025
4ᵉ place – Coupe du monde Innsbruck 2025
4ᵉ place – Coupe du monde Laval 2025
Depuis mon entrée en équipe de France en 2022, je suis sélectionnée à chaque étape internationale : Coupe du Monde, Championnat d’Europe et Championnat du Monde
Objectif phare :
Décrocher une médaille aux Jeux Paralympiques de Los Angeles 2028.
Dans le même temps, c'est la raison pour laquelle j'ai rejoint Para Cordée, je veux porter la para‑escalade toujours plus haut en performant rendant ainsi la discipline toujours plus visible. Cette visibilité sensibilisera le monde autour du handicap, montrer à tous et toutes ce que nous sommes capables de faire en situation de handicap. Enfin, cette visibilité ouvrira la voie aux futur.es grimpeurs.euse en situation de handicap.
Catégorie : B2 – Déficience visuelle
Para grimpeur depuis : mars 2019

Besoins & ambitions :
En para‑escalade, les athlètes ne sont pas rémunérés. Je dois donc maintenir mon activité de kinésithérapeute, qui constitue aujourd’hui ma seule source de revenus, tout en portant un projet sportif de très haut niveau. Cet équilibre exigeant, travailler le matin et m’entraîner chaque après‑midi, ne suffit plus pour atteindre les objectifs internationaux que je vise.
Pour progresser, je dois intensifier ma préparation, augmenter le volume d’entraînement, participer à davantage de stages et multiplier les compétitions internationales.
Un soutien financier est alors indispensable pour me permettre de réduire mon activité professionnelle, consacrer davantage de temps à ma préparation et poursuivre sereinement mon parcours vers les grandes échéances, dont les Jeux de Los Angeles 2028.
